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1erpetitbleuLe 17 avril s’est tenue la deuxième réunion de N.A.O (Négociation Annuelle Obligatoire) où la direction nous a présenté le chiffrage de nos propositions, les jugeant (sans pour autant le dire) irréalistes. Elle en a profité aussi pour entendre les premières propositions des autres organisations syndicales.

 

 

Un débat suscité

Présentées dans le p’tit bleu n°40, elles vont aussi bien dans le sens de l’amélioration des conditions salariales que de celui de l’attractivité de l’entreprise. Ce second point est essentiel pour attirer les profils rares, à forte valeur ajouté (donc peu disponibles sur le marché de l’emploi) et fidéliser les collaborateurs qui représentent l’image de notre entreprise, par leur expérience et savoir-faire. Bien sur, à ces arguments peut être opposé par notre direction leur coût, chiffré à hauteur de 10,75 Millions d’Euros (M€). Nous en prenons donc acte et posons dès à présent, la question de leurs financement.

Quelques chiffres

En 2016, le coût du personnel externe (c’est-à-dire intérimaires et sous-traitance) uniquement pour la partie service à été de 9,1 M€ (pour une masse salariale service de 50,8 M€ ce qui représente à peu près 20 % de son montant total) avec une augmentation constatée de 8% pour le premier semestre 2017 (source : Rapport de l’expert comptable du Comité d’Entreprise). Même si le recours au personnel externe est incontournable pour une entreprise comme la notre, il est tout à fait possible de le limiter quand les compétences sont disponibles au bon moment, au bon endroit. A ISO donc, le non recours à ce type de personnel suffirait à financer à plus de 90 % nos propositions, sachant que le 13ème mois représente à lui seul 60 % de ce coût (soit un peu plus de 6 M€)

Un manque d’attractivité qui coûte cher...

Le seul recours à la sous-traitance pour les services (dû pour partie aux compétences dont nous ne disposons pas) se chiffre pour l’année 2016, à 2,1 M€. Non seulement, cela a un impact direct sur la rentabilité des contrats, mais aussi indirecte (marchés non remportés et/ou non adressés suite à ce manque de savoir-faire).
En comparaison, la revalorisation de la participation de l’employeur pour le budget des œuvres sociales à hauteur de 180 euros par salarié coûterait à l’entreprise, 64 milles euros (K€) par an et le versement de la prime de détachement 780 k€ (pour ne citer que ces deux points)

Nos propositions sont l’affaire de tous !

Nos propositions sont-elles vraiment irréalistes ? A vous d’en juger. Quoiqu’il en soit, la réussite de cette négociation dépend aussi de vous. Car c’est en les soutenant que nous pourrons convaincre notre direction de leur utilité.

Pour faire entendre votre voix, recopiez nos propositions que vous trouverez ici, et envoyez-les à votre manager ou votre RRH.