La vie à défendre

1erpetitbleu

Le 15 octobre s’est tenue la deuxième réunion de N.A.O (Négociation Annuelle Obligatoire) où la direction a commencé à nous présenter sa vision en matière d’amélioration des conditions de travail et de salaires… . Cela a été aussi l’occasion pour les organisations syndicales de faire part de leurs revendications en la matière.
Bien que certaines propositions faites par la CFTC l’an dernier ont été retenues par la direction, nous les avons reconduites pour cette année. A ces dernières, nous avons fait quatre demandes supplémentaires, toutes axées sur l’amélioration des conditions de travail et de salaire
 

 

Nos propositions... 

Si cette année 2020 restera dans les mémoires pour cette pandémie qui n’en finit pas, les conséquences économiques ne sont pas désastreuses pour tout le monde, et encore moins pour le groupe, puisque l’action a bondi de près de 10 livres entre fin mai et ce jour. Presque contre toute attente, le marché de l’emploi de l’IT est de plus en plus en tension (notamment sur les métiers de techniciens et chef de projets) et nos concurrents n’hésitent pas à venir débaucher nos salariés en y mettant les moyens. Ce sont les raisons pour lesquelles nous demandons :
La mise en place d’une politique véhicule adaptée pour les gros rouleurs.
Nous avions déjà abordé la problématique des véhicules flottes inadaptés dans nos « P’tit bleu » de janvier et février 2020. Même si la direction a commencé à étudier le problème comme elle s’y était engagée lors de la 1ère NAO, nous lui demandons que ce travail soit poursuivi dans l’objectif de déboucher sur des solutions concrètes.
La revalorisations des salaires des collaborateurs selon les fonctions qu’ils exercent réellement et non seulement leur intitulé de poste qu’ils occupent, sans attendre une People Review (P.R).
Aujourd’hui, nous avons des assistantes commerciales qui exercent les fonctions de commerciales, des techniciens qui exercent celles d’un chef de projet, etc. Et pourtant, ils continuent à percevoir leur salaire relatif à leur poste (Salaire annuel moyen de 25 000 € pour ces deux professions) alors que les salaires moyen d’un commercial est près de 49000 € et celui d’un chef de projet, de 39000 €. Vous trouvez ça normal ? Nous non !
La rémunération de nos salariés au prix du marché.
Alors que dans nombre de métiers, les salaires ont fortement évolué, ceux de nos collègues ayant le plus d’expérience dans notre entreprise ont fortement stagné, au point d’en arriver à une totale décorrélation avec le marché. Savez-vous par exemple que TCS ( Groupe Indien TATA—une des plus grosse société de service informatique au monde et casseur de prix) rémunère en moyenne ses agents de maitrise à 35 000 € tandis que nous les rémunérons en moyenne à 28000 €…
Revoir le système des P.R pour éviter d’oublier certains de nos collègues au bord de la route.
A la décharge de nos ressources managers qui se voient de plus en plus surchargés de travail, il en résulte qu’ils ont de moins en moins de temps pour rencontrer leurs collaborateurs. De plus, si ces derniers se montrent trop discret (en ne faisant pas parler d’eux) ou un peu trop bruyant (les fortes têtes, ça existe), ils ont peu de chances de voir leur salaire augmenter. Ne nous voilons pas la face : les augmentations ne sont pas toujours décidées en fonction de la performance du collaborateur.

...sont l’affaire de tous !

L’attractivité de notre entreprise passe aussi bien par l’évolution salariale que par les avantages procurés aux salariés. Même si nous entendons déjà notre direction se plaindre des mesures coûteuses que nous lui proposons, il serait intéressant d’évaluer ce que nous coûte les talents qui partent travailler pour nos concurrents et/ou ceux qui ne souhaitent pas rejoindre notre entreprise du fait de son manque d’attractivité.

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