La vie à défendre

1erpetitbleuComme vous le savez peut-être, la seconde réunion de négociation sur le télétravail s’est tenue le 9 mars dernier. Cela a été l’occasion pour les partenaires sociaux d’exposer leur vision concernant l’éligibilité, le nombre de jours télétravaillés par semaine et d’aborder le rythme d’une journée en télétravail.
A travers nos échanges, notre direction a été surprise de la vision « trop moderne » de la CFTC sur le sujet. A vous d’en juger à travers ce petit bleu.

 

 

La CFTC trop moderne pour notre direction.

Fort de votre engouement pour le télétravail (puisque vous êtes 95 % à souhaiter continuer à en faire et près de 65 % d’entres-vous entre 3 jours et 5 jours / semaine), nous avons pris acte à la CFTC de ce point et avons proposé à notre direction que le télétravail puisse se pratiquer jusqu’à 5 jours par semaine ; en argumentant sur les points suivants :

  • Jusqu'à 5 jours par semaine ne signifie pas que le collaborateur pourra opposer à son manager un refus d’une réunion en présentielle par exemple, mais qu’il aura la possibilité de faire 5 jours de télétravail dans une semaine si son travail, l’organisation du service, sa faculté de s’organiser, etc. lui permet de le faire.
  • Le manager reste maître de l’organisation de son service. Par exemple, si une réponse à un appel d’offre, ou une situation technique particulière exige que les collaborateurs d’un service soient présents sur site pendant plusieurs jours (voir semaines consécutives) pour des soucis de confidentialité, d’efficacité, etc. ils ne peuvent pas s’y opposer.
  • Permettre à chaque service de s’organiser et s’entendre, après une discussion entre les collaborateurs et les managers, sur un rythme de travail défini. Ainsi, si je prends l’exemple du GIO, cela pourrait permettre à ceux qui désirent télétravailler, de pouvoir le faire trois semaines sur quatre.

Cette proposition, bien que jugée intéressante par notre direction lui apparaît bien trop moderne. Elle ne veut pas dépasser les deux jours par semaine, peut-être en concéder trois, sur un rythme flottant, et se dit prête (si besoins étaient) de créer des exceptions pour certains services. Une vision en la matière qui nous apparait très archaïque et surtout très « monarchique » puisque si vous n’avez pas la chance de faire partie de la « bonne population », il vous faudra vous contenter à ce stade des négociations, de deux jours flottants par semaine, et encore, pas tout le temps. Cependant, elle nous a promis d’en faire part au Board et aux directeurs de chaque service.

Eligibilité et rythme de travail.

Grâce (ou à cause ?) de la pandémie que nous vivons, le télétravail est désormais accessible à quasiment tous les corps de métier chez Computacenter. Cependant, il y ‘a aussi une grande partie de nos collaborateurs (Force de vente, Consultants, Techniciens - TRG -) qui sont nomades. Cet aspect devrait être abordé lors des négociations pour mieux définir ce statut particulier.
Concernant l’organisation d’une journée en télétravail (à savoir son rythme), il nous apparait important d’en tracer précisément les contours. Ainsi, et afin de limiter tous les abus pouvant découler de cette nouvelle forme d’organisation du travail, il nous paraît indispensable de définir une plage horaire (pouvant varier selon les services) pendant laquelle le télétravail peut s’exercer ; ceci dans le but de donner la possibilité au télétravailleur de structurer sa journée en fonction de ses obligations professionnelles et personnelles, de lui éviter une surcharge de travail, et de lui permettre de préserver l’équilibre entre vie familiale et professionnelle. Ainsi, nous atteindrons un de nos objectifs que nous sommes fixés : faire en sorte que le travail s’adapte au salarié et non l’inverse et permettre par ce biais, une meilleure qualité de vie de travail.
Pour conclure, n’oubliez pas que vous êtes aussi acteur de cette négociation à travers le dialogue que vous pourrez avoir avec vos managers.

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