La vie à défendre
1erpetitbleuL’Histoire fait ce que nous sommes aujourd’hui et ce que nous serons demain.
A travers les crises que nous avons vécues et qui font ce que Computacenter France est devenu, il y a celles et ceux qui ont contribués à faire avancer les choses, et les autres. Il ne nous appartient pas aujourd’hui de dire où chacun se trouve, mais plutôt de poser certaines questions




Une fin d’année difficile ?

Alors que nos dirigeants semblent invoquer de ce qu’il reste de dieux dans les cieux pour que cette année 2021 se termine selon les prévisions financières projetées, nous constatons encore et toujours que les mêmes problèmes persistent depuis 2004. Pour ceux qui étaient présents à cette époque, un certain Patrick Tuil avait annoncé qu’il était temps d’aller vers du service à forte valeur ajoutée. Pour y arriver, il devenait nécessaire de développer nos compétences vers des technologies nouvelles et en même temps inciter et aider notre force commerciale à vendre du service, plutôt que de la boite. Le plan social de 2005 a fait partir nos meilleurs ingénieurs (dont certains possédaient des compétences uniques en France), faute de savoir leur trouver du travail. Neuf ans après, un deuxième plan de sauvegarde de l’emploi a eu pour conséquence la destruction de 500 emplois nets. Si certains vous diront qu’ils n’ont pas de rapports entre eux, force est de constater tout de même que si nous parvenons à atteindre nos objectifs, c’est parce qu’une partie du matériel commandé aura été livré d’ici là. Quant aux services ? Il semblerait que le miracle tant attendu ne se soit pas encore produit.

Quand la finance dirige le commerce.

Albert Einstein disait : «  La folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent ». Si l’époque Arnaud LEPINOIS a semblé changer la donne du moins en partie puisque priorité était donné au droit dans le murcommerce, les bonnes vieilles habitudes ont repris le dessus. Il ne s’agit plus de Cross-Charger les coûts intelligemment, mais de le faire en fonction de simples règles financières. Ainsi, il a été décidé d’augmenter le tarif des services en général, de 3 % et jusqu’à 15 % (selon certains profils) sous prétexte de financer leur inactivité, à moins qu’il ne s’agisse de financer une organisation toujours plus complexe, composée d’une pléthore de responsables censés résoudre entre autres, la problématique du virage service. Ces coûts, disproportionnés au regard du marché et de la concurrence nous amèneront à ne plus gagner de dossiers. Même si nous n’avons pas fait de hautes études financières, vous conviendrez cependant qu’il y a sûrement de meilleurs moyens pour inciter notre force commerciale à proposer du service à nos clients, surtout qu’il est bien plus difficile et risqué d’en vendre (dus aux risques encourus et à notre lourdeur administrative) que de vendre du matériel.

Une lueur d’espoir.

Comme vous le savez peut-être, les Organisations Syndicales et notre direction ont signé le dernier accord de N.A.O  ( Négociations Annuelles Obligatoires ). Même si ce dernier ne nous satisfait pas complètement, il est à la fois le reflet des inquiétudes de notre direction (pas de supplément d’intéressement) et celui d’un geste vers l’amélioration des salaires, des conditions de travail, et des avantages sociaux. Si nous avons apporté notre pierre à toutes les mesures que vous trouverez dans l’accord, il est à mettre à 100 % à notre crédit, notamment les propositions « Véhicules pour gros rouleurs » et l’enveloppe supplémentaire de 1,10 % de la masse salariale, réservée pour celles et ceux qui n'auraient pas la chance de pouvoir bénéficier de la People Review. La première proposition va permettre de préserver la santé de ceux qui roulent beaucoup en leur mettant à disposition un véhicule plus confortable grâce à un sur-classement.  La deuxième proposition, permettra aux managers de mieux reconnaitre le travail et la performance de leurs collaborateurs.

Et 2022 dans tout ça ?

Comme nous vous le disions en préambule, l’histoire fait ce que nous serons demain. Si notre direction ne tient pas compte de notre histoire, alors il se pourrait bien que la nouvelle année qui se profile soit celle de tous les dangers. En effet, la crise des composants n’est pas près de se terminer et si nous dépendons encore trop fortement de notre activité produits, nous finirons par prendre le mur de plein fouet. Il est encore temps de changer la façon de faire les choses. Encore faut-il que cela soit leur projet... 

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